Dans la spirale du jeu de l'oie, il est possible de voir une reproduction imagée de l'existence humaine, parsemée de pièges, d'évènements heureux, de progrès et de luttes... sans oublier la mort.
Au centre de cette métaphore du cycle de la vie figure l'accomplissement, auquel le joueur parviendra selon le bon vouloir des oies et du coup de dé.
Le pont de la sixième case est la première difficulté à laquelle le joueur se trouve confronté. Symbole religieux du passage spirituel de la terre au ciel, ce passage est aussi celui de la réalisation humaine pour unir les hommes.
Treize cases plus loin, c'est l'hôtellerie, lieu de rassemblement, d'intrigues et de débauche qui retient deux tours le voyageur éreinté. Le puits du numéro 31, lieu d'échange et de ressourcement, à la fois physique et spirituel, fait patienter l'oisif jusqu'à la venue d'un autre pion. Le labyrinthe de la case 42, anciennement Minotaurus, rappelle le mythe de Thésée, héros qui dut mettre à mort la pulsion animale et rentrer en pénitence pour avoir abandonné Ariane, sa salvatrice.
La dernière épreuve, au passage de la redoutable case 58, est celle des grands fléaux et de la mort. Elle peut faire reprendre à ses débuts la vie des joueurs qu'elle rencontre