L'ETRE QUI VIBRE
J'émergerai parfois à la vie,
Sous un radieux Soleil d'Âge d'Or.
Puis disparaîtrai encore, et encore..
Pour m'approcher au plus près de l'Infini,
Vers les rives du vide empli de Lumière et de joie,
Sans jamais me retourner vers ce que je laisserai derrière moi,
Abandonnant chaque jour, chaque forme au passé,
Noyant ma vie au creux de l'éternité d'un jour de la vie de Manarah.
Car Je Suis aussi celui qui guide mes pas;
Car Je Suis aussi tous ceux dont Il guide les choix,
Car Je Suis aussi chaque parcelle de la Création en moi;
Chacun reflet de l'autre en soi au regard transparaissant du Hiérokarantine,
Car nous sommes tous aussi ceux qui portons la Dalmatique Adamantine,
Autant que n'existe en vérité que la multitudes des formes
De l'Être unique que nous sommes tous.
Je m'éveillerai parfois sous des cieux étrangers,
Cieux aux constellations inconnues,
Retournant victorieux vers le sein des Saints qui m'a vu Naître,
L'Âme à genoux devant l'Être en moi qui vibre,
Au rythmes des pas du temps; infiniment patient et souriant
Devant nos démarches mal assurées d'enfants,
Devant l'Être en moi qui vibre... en vous !
(אֶלְעָזָר « qui a l'appui de Dieu »),